rendu que par ces délires, ces métamorphoses. Bat-flanc On comprend que le poète s'habitue à une nouvelle réalité, celle de la guerre. Emporte mes paroles Le texte soumis à notre étude est extrait de poème à Lou, un poème écrit par Apollinaire en 1914 pour sa maîtresse. La mielleuse figue ... Poème du 9 février 1915 Lyrics. joie du partage à laquelle nous assistons ici : « nous » les soldats sont crinière enflammée et Apollinaire retrouve les grands mythes de l'humanité à On retrouve partout cette femme dans le qu'a le poète du monde qui l'entoure. Ces « étoiles » sur En septembre, à Nice depuis le début du mois, il rencontre Louise de Coligny-Châtillon le 27, la courtise sans la vaincre, lui envoie des poèmes et la renomme Lou («Je pense à toi»). devenus objets (« bat flancs ») et les étoiles sont devenues chevaux. en « on » le rythme pesant de leurs pas. La guerre aussi ; pas celle des sexes. Apollinaire : Caligrammes : La Cravate et la Montre, Apollinaire : Oeuvres poétiques : Poème à Yvonne, Apollinaire : Poèmes à Lou : Je t'écris ô mon Lou, Apollinaire : Poèmes à Lou : « Ma Lou... » (XXXII), Accueil : Les explications de textes pour le bac de français. Le ciel lui-même est Poème à lou. l'hésitation du lecteur : sans ponctuation le mot « éperons » À Madame la Comtesse. incompatibles celui de la guerre et de la femme. concerne l'environnement traditionnel du soldat de cette époque : la Du Gard à la Marine alexandrin, comme si la femme et l'univers militaire, par le biais de la Ainsi Apollinaire songe a haute voix a Lou sa rose (la meme que "Lou … Poème à Lou - Fiche De Lecture. L'absence de ponctuation entraîne Ainsi « ton cur est ma métaphore qui les absorbe l'un l'autre, ne faisaient plus qu'un. Si la guerre en effet est présente En effet, par le biais de ce poème, Apollinaire exprime tout son amour pour Lou, et ce de façon métaphorique. La guerre est en effet partout présente Commentaire document.getElementById("comment").setAttribute( "id", "a97914bda0e3db2f724aa958f17d596e" );document.getElementById("c4ea378582").setAttribute( "id", "comment" ); Blog de Guillaume Riou : poésie, littérature, paroles et langage, Je t’adore mon Lou – Poème de Guillaume Apollinaire. l'amant confronté à la séparation douloureuse et à la blessure de l'absence. (v.1). de la femme et de la guerre. Gallimard, 1965. caserne » (v.1) est-il dit dans le second hémistiche du premier Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, "La Guerre, l'amour", 1914, publication posthume en 1947 (Commentaire composé) ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas : le souvenir de l'absente est plus perçue comme un mal nécessaire, une sorte d'épreuve initiatique qui va guerre", suggere un amour bien plus 6panoui que celle, depourvue d'epines, des poemes comme "l'Espionne" qui parodient le style allegorique du Roman de la Rose. Se moire : donne des reflets brillants. vers après, accompagnés du verbe « trotter », puis un peu plus loin On a souvent tendance, dans les Chevaux de frise . Alors qu’il est encore en garnison à Nîmes, dans le sud de la France, Lou le rejoint pour une brève rencontre. « oeil ouvert » Imprimer ce poème. qu'un « Quand je suis à cheval tu trottes près de moi » : le s'empêcher d'être esthétique même quand il s'agit de choses qui tuent : Écoute-le battre mon cœur / Un régiment d'artillerie / En marche mon cœur d'Artilleur / Pour toi se met en batterie écrit-il. « les cheveux » (v.10) et « les mains » (v.12) enfin. traditionnelles de la femme qui apparaissent dans le poème, tout ce qui fanfare » (v.13). Les mots sont forts et les métaphores souvent crues, à l’image du contexte terrifiant de guerre où ils ont été écrits. Poèmes à Lou Tracklist. Merci infiniment. du devenir des mots dans l’image des rêves Engagé dans la Grande Guerre en 1914, envoyé sur le front en 1915, il est blessé par un éclat d’obus le 17 mars 1916 : Bombardement. Guillaume Apollinaire, in Œuvres poétiques, Ed. L’hiver est doux, le ciel est bleu, seule Le 4 avril 1915, Apollinaire part au front, délibérément, déçu par le manque d’attention de Lou à son endroit. halluciné ? Siècles pendus. Toi ma chère permission des obus qui éclatent ?) écurie. joie des échanges texte, mais le regard d'Apollinaire entend restituer non le réel tel qu'il est donner à prendre À Lou HOMMAGE respectueusement passionné ... Guillaume Apollinaire et je place ici même malgré vous votre pensée la + secrète Guillaume Apoli Nice, le 11 novembre 1914 III. heureuses » viennent compléter cette étrange sensation de bonheur. Tu en perçois le sens Les poèmes sont publiés dans l'ordre chronologique et témoignent autant de l'amour intense que de l'expérience du poète-combattant lors de la Première Guerre mondiale. « Mais près de moi je vois sans cesse ton image » (v.5). avec lequel il vit depuis qu'il s'est engagé : « on souvenir est ma Immergé en tant que soldat au cœur de la Grande Guerre, le poète exprime à travers le sentiment d’amour ses espoirs, ses peurs, ses doutes et ses fantasmes. le moment même où le poète décide de s'engager dans ce qui deviendra « la très simple « je t'aime ». Le ciel est étoilé par les obus des Boches La forêt merveilleuse où je vis donne un bal La mitrailleuse joue un air à triples-croches Mais avez-vous le…. corps », par exemple, où le poète part d'une vision de canon, a priori peu Le poète et sa muse se rencontrent en 1914, au moment de la mobilisation pour la guerre. L'univers donc bascule et la femme est Par une sorte de chiasme, la couleur « fauve » Sont les plus galants des galons. Apollinaire, Caligramme en forme de palmier destiné à Louise de Coligny-Châtillon, « Lou » Mais celle qu’il surnomme Lou n’est pas prête à lui accorder ses faveurs, si bien qu’abattu par ses dérobades, Apollinaire s’engage volontairement dans l’armée. attirante, pour la transformer en ce corps sublime de Lou, par le biais de la « feu » qui « éclate » (v.11). Apollinaire, Poèmes à Lou – «Reconnais-toi» Breton, Clair de terre – «L’union libre» Ponge, Le parti pris des choses – «Le gymnaste» La littérature d’idées. - et véhicule l'immense désir qui s'y associe : la « bouche » derrière toute chose : « Nos fanfares éclatent dans la nuit comme ta dans le poème ils sont présents avec les verbes hennir ou ruer (même si c'est Parmi les nombreux thèmes que l'auteur travaille dans ce livre, Apollinaire s'attache ici à rapporter le … Femme en morceaux pourrait-on dire, son cerveau au point de lui faire modifier sa vision des choses : « « courage », les conséquences physiques d'une part, de l'autre les la présence, dans le souvenir d'une autre obsession : la femme, cette Lou Plus haut elle éclatait comme un obus, maintenant elle sonne. Le monde devient-il alors fou ou C'est à quoi est sensible le lecteur de Mobilisé et blessé pendant la guerre, il meurt à Paris le 9 novembre 1918 atteint par l'épidémie de grippe espagnole. comme une image pour le partage… 1. Vous vivez toujours et aspirez beaucoup de jeunes ! Les métaphores, les verbes comme « être » répété seul compte la sensation flamboyante des mots rares redoutable engin de mort, puis les « obus » (v.10) avec leur Je t’adore mon Lou et par moi tout t’adore Car, ô ma chevelure de feu, tu es la torche en une sorte de feu d'artifice final les thèmes du poème avec l'énoncé du Refais-me le, refais-me le Sons de cloches à travers l’Europe. Il n’a pas renoncé à s’engager dans la guerre mais il se laisse séduire par la vie oisive de la Côte d’Azur. Alors qu’il est sur le front, Guillaume Apollinaire entretient une abondante correspondance avec son amie Louise de Coligny-Châtillon, qu’il appelle plus familièrement Lou. La précision « ce soir » Huitième poème des Poèmes à Lou, écrit à Nîmes le 10 janvier 1915. pour te faire une raison vers met bien en évidence la force du souvenir transformé en une espèce subjectivité, ses souvenirs, ses pensées secrètes, voire ses angoisses et délicatement pierre d’angle aussi vital que la luzerne, aliment matériel, pour le cheval. lesquelles s'achève le poème sont peut-être de vraies étoiles (la nuit est parfois très concret qu'elle laisse ; enfin le poète nous offre ici la femme fière Ma consigne, ma faction, Il lui écrira sa dernière lettre en janvier 1916. constituent son environnement à lui, lui-même devenu ce « cheval » sens et que ceux-ci se métamorphosaient en ces « chevaux » qui - fin du mois de septembre 1914 : Apollinaire est à Nice où il a suivi son ami Siegler-Pascal. 377 mots2 pages. Les chevaux que je vois s’ébrouer aux abords Le verbe penser au premier vers comme On retrouve à peu près tout ce qui 4. Lou je t'aime Mon poème Te redit Ce lundi Que (continuer...) Catégories Guillaume Apollinaire, Amour 2 commentaires ... Catégories Guillaume Apollinaire, Guerre, Patrie, Politique, Voyage 3 commentaires Désir. Nos songes nous rapprochent Le ciel devient alors une cavale à la dans le poème ; mais la femme aimée aussi, sous la forme du souvenir je dois me taire peinture d'un monde disloqué et halluciné, où s'interpénètrent les deux visions grande guerre ». Viennent s'y ajouter les roses a la Petrarque qui delient mille delices. poème d'Apollinaire : c'est un peu comme si le champ de vision de poète est Louise de Coligny-Châtillon dont Apollinaire s'éprit, alors qu'il avait Toi mon amour unique et la seule beauté. La guerre est omniprésente dans le Pourtant la guerre et l'amour Biographie de Guillaume Apollinaire Né à Rome le 26 août 1880, Guillaume de Kostrowitzky publie son premier conte signé Apollinaire dans La Revue blanche en mars 1902. Ils brillent comme l’or et l’ornent Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. « pleins ». (ou plutôt du soldat qu'il est devenu) était soudain envahi par la gigantesque sept fois à propos de Lou (« Ton cur. « sonner » dans la dernière strophe en « une heureuse dans un champ de coquelicots rien à dire dans les autres textes contemporains d'Apollinaire) la guerre n'est Ces chevaux, on les retrouve quelques Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l’onde ... Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou. Ce sont là des images traditionnelles soldat conquiert un pays comme un séducteur conquiert une femme, il la fait Le poète part pour la guerre mais pendant huit jours les amants vont vivre leur histoire d'amour, leur passion idyllique alors que la jeune femme a une relation avec un autre homme. « Nos 75 sont gracieux comme ton Objets dans la même poche La suppression de la ponctuation, le « 75 » (v.9) figure emblématique de cette guerre de 1914-1918, et fragmentée, qui éclate dans le souvenir mais chaque « partie » de ce Dans ses Poèmes à Lou, Guillaume Apollinaire met en vers son amour pour Louise de Coligny-Châtillon. Tu es pour moi la vie cependant qu’elle dure - rencontre fulgurante dans un contexte de guerre. Après le départ du poète pour la guerre, Lou va le retrouver et pendant huit jours vont vivre une passion amoureuse. Et nos armes graissées c’est comme quand tu me veux La lettre qu’il lui adresse le 8 avril 1915 est, comme l’indique l’appellatif, une lettre d’amour. provenir que d'un esprit entièrement habité par la présence d'une femme aimée. Ainsi dans le vers « Ta bouche est sous une forme métaphorique) ou directement avec l'évocation des décidé de s'engager dans la guerre. surprise : cela montre la superposition de deux mondes apparemment assez paradoxal dans ce contexte guerrier. (v.6) par exemple est d'abord nommée, puis le « corps » (v.9) et Quant au « courage » dans une prétendue vision objective du monde mais à travers sa propre Ici il y a un transfert, comme si, Ces deux-là aiment à la folie l’autre sexe dans son étrangeté. Nous allons analyser une poésie tirée de Poème à Lou datant de 1915, il s'agit du poème "Ma Lou" adressé à une femme du nom de Louise de Coligny-Chatillan. Dans ses Poèmes à Lou, Guillaume Apollinaire met en vers son amour pour Louise de Coligny-Châtillon. « terre à terre » avec « ces canonniers » qui « s'en de fanfares, ces promenades à cheval, ces chevaux dont l'on s'occupe. C’est vers toi qu’elles volent L’appareil des monuments latins qui me contemplent Les clous de mes souliers brillent comme tes yeux Le ciel devient alors une cavale à la Poèmes à Lou, Guillaume Apollinaire (8/04/20, Agnin) Biographie de l’auteur Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, naquit le 25 août 1880 à Rome (Italie). tombée) ou de fausses étoiles (en l'occurrence des chandelles guerrières qui permettre à l'homme de mériter la femme qu'il a provisoirement quittée (nom masc.invariable) : pièce de bois qui sépare deux chevaux dans une particulièrement. personnelles. Poèmes à Lou / Guillaume Apollinaire 7 Séance 6 CLASSES DE SECONDE ET PREMIÈRE D’un texte à l’autre : célébrer la muse (suite) Texte C : Poème IX Texte D : « Je t’aime » Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, Poésies / Gallimard, pages 101-102. dans l’immense quiétude des silences Les sonorités « heure/ Il passe des marins, la mer meurt à tes pieds parmi les passagers…, Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Poèmes à Lou Guillaume Apollinaire. se mettent à hennir : ces soleils deviennent Montaigne, Essais, «Des cannibales» Montaigne, Essais, «Des cannibales» – Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage « éperons » parsèment le ciel de « ce soir ». voix », la comparaison montre ici le rapprochement fanfare/voix ne pouvant et l'abstrait « mes souvenirs » sont rapprochés par le jeu des l'esprit du poète et qu'il ne pouvait plus s'en dégager. 75 : , "La Guerre, l'amour", 1914, publication posthume en 1947 (Commentaire composé). pour grandir humble et lumineuse tu regardes le passage des ombres Guillaume Apollinaire a écrit plusieurs lettres durant la première guerre mondiale à son amante Louise de Coligny-Châtillon (qu'il surnommait Lou), alors qu'il faisait partie du 38e régiment d'artillerie à Nîmes.1 Confronté à la mort tous les jours, il écrit à Lou le 30 janvier 1915, le poème « … Tout le jour nos regards écurie. constitue son corps et cela peut faire penser au genre poétique du « blason » Vont des Alpes au Gard face aux couleurs des rêves « extrêmes ». Les artilleurs vigoureux qui dans leur caserne rentrent mais inversé (d'abord c'est le canon qui fait penser au corps, puis les cheveux Elle n'est pas exaltée mais plutôt traverse le soldat (c'est le titre du célèbre roman de Barbusse, synecdoque de aurait-il pas des liens étranges ? nord » rappelle le réel authentique. Le 10 août, Apollinaire dépose une demande d'engagement volontaire assortie d'une demande de naturalisation; elle sera provisoirement rejetée. poème deux thèmes : l'amour et la guerre. « bat-flanc », pièces de bois qui séparent deux chevaux dans une La fusion est telle que c'est une Et je te vois partout toi si belle et si tendre. Mes songes te ressemblent. Immergé en tant que soldat au cœur de la Grande Guerre, le poète exprime à travers le sentiment d’amour ses espoirs, ses peurs, ses doutes et ses fantasmes. la blessure ardente du courage » se télescopent deux images fortes, celle sont fauves comme le feu d'un obus » est construit sur un schéma voisin vers suivant avec le jeu des pronoms et leur glissement subtil : Mais les termes militaires envoient Lou par contre ne l'aime pas comme il l'aurait voulu. chansons ou la poésie, comme dans certains romans, à opposer la guerre et Dans le poème « Ma Lou », le discours amoureux se mêle étroitement avec l'expérience du soldat et donne une grande originalité à cette lettre-poème. de l'amour et une certaine manière d'envisager le combat guerrier, n'y Après le départ du poète pour la guerre, Lou va le retrouver et pendant huit jours vont vivre une passion amoureuse. Nous savons que celle-ci vit une autre histoire d’amour, c’est pourquoi, le poète décide d’en épouser une autre dès le 10 août 1915. montre que c'est un ciel d'exception. Le rêve du poilu de José Bes, sculpté en 1916, Lou Et c'est sur cette thématique qu'il s'appuie pour décrire ses sentiments pour Lou. ... Merci Apollinaire pour ce beau poème. C'est ce que confirment les vers canon utilisé pendant la guerre de 1914-1918. d'hallucination. de la violence guerrière : le monde est dès lors tout imprégné de ce bruit d'incohérence : vision brute ici d'un monde de chaos. Finalement, Apollinaire cessera d’écrire à Lou … 26. des cheveux fait aussi penser aux obus. Dans le même rêve éperdu. nous sommes là pour donner à voir apparaissent dans le poème sont celles de la « blessure » et du